Journal intime avec code

Choisir une application de journal intime avec mot de passe,
et savoir ce que le code protège vraiment.

Le petit cadenas de votre journal d’enfance cédait au premier trombone venu. Sur iPhone, le verrou est autrement plus solide, mais il ne fait pas tout.

Si vous avez tapé « application journal intime avec mot de passe », ce n’est sans doute pas par goût de la technique. Vous voulez écrire ce que vous pensez vraiment, avec la certitude que personne d’autre ne le lira : ni la personne à qui vous prêtez votre téléphone, ni l’entreprise qui édite l’application.

Le code demandé à l’ouverture règle le premier problème. Pour le second, il faut regarder ailleurs : où sont rangées vos pages, comment elles passent d’un appareil à l’autre, et ce que l’application sait de vous. Nous reprenons ces points un par un, sans jargon.

Cet article est écrit par le créateur de Plume, un journal intime pour iPhone, iPad et Mac. Lisez-le en gardant cela en tête, même si nous avons tenu à rester justes envers les autres applications.

Ce qu’un code protège, et ce qu’il ne protège pas

Quatre niveaux de protection
pour un journal intime.

01

Le verrou de l’application.

Face ID, Touch ID ou un code à l’ouverture : c’est la protection visible, et elle n’est pas négligeable. Elle arrête le conjoint, l’enfant ou l’ami curieux qui a votre téléphone déverrouillé entre les mains.

Sa limite est simple : dans la plupart des applications, le code de secours est celui de l’appareil, et quiconque le connaît peut en général ouvrir le journal.

02

L’endroit où vos pages sont rangées.

Certaines applications gardent vos entrées sur l’appareil ; d’autres les stockent sur les serveurs de l’éditeur, rattachées à un compte.

Sur iPhone, les données enregistrées localement bénéficient aussi du chiffrement d’iOS, lui-même lié au code de l’appareil. Choisir un code long protège donc toutes vos applications à la fois, journal compris.

03

Comment elles voyagent.

Si votre journal se synchronise entre plusieurs appareils, une seule question compte : qui détient la clé ?

Avec un chiffrement de bout en bout, les entrées sont chiffrées avant de quitter l’appareil, et seuls vos appareils savent les lire. Sans ce chiffrement, le service qui les héberge peut, techniquement, y accéder.

04

Ce que l’application sait de vous.

Un compte relie votre journal à votre adresse e-mail, et un outil de statistiques renvoie à l’éditeur des données sur votre façon d’utiliser l’application.

Rien de tout cela n’est inquiétant en soi, mais un journal intime n’a besoin ni de l’un ni de l’autre. Sur l’App Store, l’étiquette de confidentialité de chaque application indique ce qu’elle collecte.

Les critères

Bien choisir une application
journal intime avec mot de passe.

  • Un vrai verrou

    Face ID ou Touch ID à l’ouverture, avec un code en secours. C’est indispensable, mais ce n’est qu’un début.

  • Pas de compte, ou une bonne raison d’en avoir un

    Moins l’application en sait sur vous, moins ce que vous écrivez peut être rattaché à votre nom.

  • Une synchronisation chiffrée, ou aucune

    Soit la synchronisation est chiffrée de bout en bout, soit vous pouvez, sans ambiguïté, tout garder sur un seul appareil.

  • Une porte de sortie

    Un export en texte brut ou en JSON. Pouvoir repartir avec ses pages, c’est aussi rester maître de son journal.

Dernier point, plus personnel : choisissez une application entièrement en français. On écrit plus librement dans sa langue, et cela vaut aussi pour les questions que l’application vous pose.

Journal intime avec cadenas

Trois applications de journal
verrouillables sur iPhone.

Il n’y a pas une seule bonne réponse. Voici trois applications qui se ferment à clé, chacune avec ses points forts.

  • Journal, d’Apple

    Gratuite et déjà installée sur l’iPhone, elle se verrouille avec Face ID, Touch ID ou le code de l’appareil. Apple indique en outre que les entrées stockées dans iCloud sont chiffrées de bout en bout. C’est un choix simple et solide.

  • Day One

    C’est l’application de journal la plus connue. Elle se verrouille elle aussi, et ses nouveaux journaux sont chiffrés de bout en bout par défaut. En revanche, il faut créer un compte, et la synchronisation entre appareils passe par une offre payante.

  • Plume

    Plume se verrouille par Face ID, Touch ID ou code, et se passe de compte, de statistiques et de publicité. Vos entrées restent sur votre appareil ; si vous activez la synchronisation iCloud, elles sont chiffrées avant l’envoi avec votre propre mot de passe.

Rappel : cet article est écrit par le créateur de Plume, lisez notre avis en conséquence. Informations vérifiées dans la documentation officielle en septembre 2026. Pour aller plus loin, consultez notre comparatif des applications de journal intime et notre page Plume ou l’application Journal d’Apple.

Un journal intime secret

Comment Plume garde
votre journal pour vous seul.

Plume est né d’une envie simple : avoir un bel endroit où poser ses pensées, y compris celles qu’on ne confie à personne. Voici concrètement ce qui protège vos pages.

  • À l’ouverture, Face ID ou Touch ID, avec le code de votre appareil en secours.
  • Sur l’appareil, les champs de vos entrées sont chiffrés (AES-GCM) dans la base de données de l’application. Aucun compte n’est demandé, ni à l’installation ni plus tard.
  • Entre vos appareils, la synchronisation iCloud reste facultative. Si vous l’activez, une clé dérivée de votre mot de passe de synchronisation (PBKDF2) chiffre vos entrées de bout en bout (ChaCha20-Poly1305) avant leur départ : ni Apple ni nous ne pouvons les lire. Gardez donc ce mot de passe en lieu sûr.
  • Autour, il n’y a ni publicité, ni traceur, ni outil de statistiques. L’IA est désactivée par défaut ; si vous l’activez, elle peut tourner sur l’appareil, avec Apple Intelligence ou un modèle local, ou passer par votre propre clé chez le fournisseur de votre choix. Nous en parlons dans notre article sur le journal intime et l’IA.
  • Pour partir, l’export en texte ou en JSON reste possible à tout moment, y compris après l’essai.

Le schéma complet, étape par étape, se trouve sur notre page confidentialité.

Ce que vous n’enverrez jamais

Une page derrière
une porte fermée.

Beaucoup cherchent un journal verrouillé pour une raison simple : il leur faut un endroit où déposer ce qui déborde, qu’il s’agisse du message furieux destiné à un supérieur, de ce qu’on ne peut pas encore dire à sa famille ou d’une émotion qui n’a pas de nom.

On n’est vraiment sincère qu’une fois la porte fermée. Quand vous savez que personne ne vous lira, vous cessez de vous censurer, et c’est souvent à ce moment-là que les choses s’éclaircissent.

  • La lettre jamais envoyéeÉcrivez directement à la personne concernée, dites-lui tout, puis fermez l’application. Rien ne vous oblige à relire.
  • Mettre des motsUne seule ligne : ce qui s’est passé et ce que vous avez ressenti. Parfois, cela suffit à apaiser les choses.
  • Revenir le lendemainRelisez la page de la veille avec un peu de recul. La phrase la plus utile est souvent celle, plus calme, que vous écrivez juste après.

Si ce que vous portez est lourd, écrire peut accompagner une vraie aide, mais pas la remplacer. Notre guide Écrire un journal pour aller mieux propose des pistes pour démarrer, et nos questions pour journal intime vous aideront face à la page blanche.

Les limites

Ce qu’aucun cadenas
ne peut faire.

Aucune application ne peut promettre une confidentialité parfaite, et méfiez-vous de celles qui le prétendent. Un verrou ne sert à rien si quelqu’un connaît le code de votre appareil, lit par-dessus votre épaule ou tombe sur un export oublié dans un dossier partagé, car un fichier exporté n’est le plus souvent pas chiffré.

Le plus efficace reste une poignée d’habitudes simples : un code d’appareil long, un système à jour, et des exports rangés dans un endroit privé puis supprimés dès que vous n’en avez plus besoin.

Questions fréquentes

Y a-t-il une application journal intime avec mot de passe sur iPhone ?

Oui, plusieurs. Journal d’Apple, Day One et Plume se verrouillent toutes les trois avec Face ID, Touch ID ou un code. Journal d’Apple a l’avantage d’être gratuite et déjà installée ; Plume, celui de fonctionner sans compte et de garder vos entrées sur l’appareil.

Peut-on mettre un code sur l’application Journal d’Apple ?

Oui. Vous pouvez verrouiller Journal pour qu’elle demande Face ID, Touch ID ou le code de l’appareil à l’ouverture. Apple indique par ailleurs que les entrées stockées dans iCloud sont chiffrées de bout en bout.

Un code suffit-il à protéger un journal intime ?

Pas tout à fait. Le code arrête la personne qui prend en main votre téléphone déverrouillé. Le chiffrement, lui, protège les données elles-mêmes, qu’elles soient stockées ou synchronisées. Un journal intime bien protégé a besoin des deux.

Faut-il créer un compte pour utiliser Plume ?

Non, et Plume n’embarque ni outil de statistiques ni publicité. Vos entrées restent sur votre appareil, et si vous activez la synchronisation iCloud, elle est chiffrée avec une clé tirée de votre propre mot de passe de synchronisation.

Combien coûte Plume ?

Vos 21 premiers jours d’écriture sont offerts, et seuls comptent les jours où vous écrivez. Ensuite, c’est 19,99 € par an ou 59,99 € à vie, pour l’iPhone, l’iPad et le Mac. Si vous n’achetez rien, votre journal reste lisible et exportable, sans limite de temps.

Une autre question ? hello@getplumeapp.com

Écrivez sans vous retenir.
Personne d’autre ne vous lira.

Face ID ou code à l’ouverture, pas de compte, et vos pages restent sur votre appareil.

21 jours d’écriture offerts, sans compte ni carte bancaire. Ensuite, 19,99 € par an ou 59,99 € à vie.